(live report) : Etienne Daho @L’Olympia (25 janvier 2020)

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C’est un Olympia qui a fait salle comble, malgré les trois récents rendez-vous à Paris, à la fin d’octobre à Créteil et en décembre à la glorieuse Philarmonie de Paris et à la salle Pleyel, a accueillir triomphalement, ce samedi soir, Etienne Daho, en tournée aux quatre coins de la France depuis quelques mois. L’occasion est donnée par la publication en version remastérisée d’Eden, l’un des plus grands moments de la carrière d’un artiste qui n’a pas besoin de trop de présentations.

Eden, un album sorti en 1996, un an après l’ EP Résérection, fruit de la fructueuse collaboration avec le groupe britannique Saint Etienne (également réédité lors de cette tournée et dont l’influence est palpable, ndlr), marque un temps fort dans la parabole créative de l’ artiste. Daho, qui a traversé avec classe et élégance rares des époques et des styles différents et souvent antithétiques, en réussissant à mélanger, en préservant les spécificités, les sons synthwave d’outre-Manche à la meilleure tradition française, dominée par la pop et la chanson, avec Eden a gagné le pari de donner vie au disque parfait : un mélange d’art pop d’avant-garde, veiné de nuances électroniques en dialogue avec les cadences raffinées de la chanson à la française.

Douze les morceaux présents sur l’album: des atmosphères langoureuses et raréfiées s’alternant harmonieusement avec des rythmes sauvages, entre jazz, électronique et cadences sud-américaines. Une approche à laquelle nous sommes habitués aujourd’hui, mais qui, à une époque dominée par le grunge, était certainement moins évidente.

Mais venons-en à l’histoire de la soirée.

La première partie est confiée au très jeune James Leesley, qui a récemment sorti Buxton Palace Hotel, l’album de ses débuts, publié sous le nom de Studio Electrophonique. C’est un rock indé délicat et bien ficelé, qu’on peut écouter avec intérêt mais sans susciter un enthousiasme particulier. Mais nous nous proposons de le suivre de près, pour voir ce qu’il pourra nous réserver par la suite de son évolution artistique.

Il est juste après 9 heures quand Daho, impeccable dans un costume noir brillant, fait son entrée sur scène, sur les notes d’Au Commencement.

Eden sera joué dans son intégralité, dans l’ordre canonique. Ainsi, l’un après l’autre défilent des titres comme Les Passagers ou Les Pluies Chaudes de l’été aux nuances nocturnes langoureuses, s’alternant avec des morceaux aux cadences entre le jazz et la world music, rapides et sensuelles comme Un serpent sans importance, ou le splendide Me Manquer qui, dans sa version originale, mettait en scène Elli Madeiros et Lyn Bird.

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#etiennedaho #edentour #paris #gig

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Etienne tient parfaitement la scène : il s’adresse souvent au public dans une savante combinaison de proximité chaleureuse et d’élégance glacée, ce qui est probablement l’un de ses atouts.

La soirée comprend également la présence d’un invité prestigieux, Arnold Turboust, qui rejoint Etienne à l’occasion de Rendez-Vous au jardin des plaisirs, pour l’accompagner au chant et au synthétiseur.

La partie consacrée à Eden se termine sur les notes de Des Adieux très Heureux, mais la soirée se poursuit. Comme prévu, l’EP Résérection est l’autre grand protagoniste de cette tournée et c’est ainsi que nous avons droit aux cinq morceaux qui le composent, dont X amours qui clôturera le premier rappel.

Il y a de la place pour quelques reprises, comme Walking on Thin Ice, emprunté au répertoire de Yoko Ono, ou l’électronique Warm Leatherette de The Normal qui transforme la salle en une authentique piste de danse.

Enfin, la soirée se termine en triomphe sur les notes de Get Off My Case, titre de 1983 de Comateens, dans une version qui n’est pas du tout affectée par l’âge.

Etienne nous salue avec un Au Revoir qui prélude sans doute à une nouvelle imminente. Nous vous en parlerons
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Setlist

Au commencement
Les passagers
Un serpent sans importance
Les pluies chaudes de l’été
Les bords de Seine
Me manquer
De bien jolies flammes
Soudain
L’enfer enfin
Timide intimité

Tombé pour la France (first verse a cappella)
Rendez-vous au jardin des plaisirs (with Arnold Turboust)
Quand tu m’appelles Eden
Des adieux très heureux
Résérection / Jungle Pulse
Le baiser français
He’s on the Phone
Idéal
Le premier jour (du reste de ta vie) (Sarah Cracknell cover)

Encore:
Warm Leatherette (The Normal cover)
Walking on Thin Ice (Yoko Ono cover)
X amours

Encore 2:
Get Off My Case (Comateens cover)

Qui in italiano

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