Vai al contenuto

(live report): Bertrand Cantat – Tournée Amor Fati – Marzo 2018

Une tournée très attendue mais entamée dans un contexte très compliqué pour Bertand Cantat, en ce début de printemps 2018. Débutée à la Sirène de La Rochelle le 1er mars, elle a franchi le cap du premier mois au Krakatoa de Mérignac, salle mythique de la banlieue bordelaise, le 30 mars d’une manière que je n’hésite pas à qualifier de triomphale.

Pari gagné pour Bertrand Cantat, malgré toutes les difficultés et les doutes qui l’ont probablement assailli, lui et les musiciens qui l’accompagnent : Pascal Humbert, Bruno Green et Nico Boyer, déjà membres de Détroit et les deux frères Girard, Laurent le bassiste et P’tit Fred le batteur.

La Rochelle fut la première étape de la tournée, prestation dominée par une émotion palpable, et, malgré cela, excellente performance en live.

Amor Fati, l’album publié début décembre, a subi une censure et un boycottage implicite (et explicite), tout autant que la tournée d’ailleurs, boycott qui ne lui a pas permis d’avoir le succès qu’ il aurait mérité auprès du grand public.

Album innovant, à la fois classique et expérimental, joué entre ombre et lumière, rock, pop, rap, électronique : textes fulgurants, comme toujours lorsque qu’il s’agit de Bertrand Cantat, capable de mettre Nietszche et les sirènes d’Ulysse en musique.

A La Rochelle, malgré des petites imperfections dues au rodage, nous avons eu droit à un premier avant-goût des infinies opportunités de la setlist conçue pour la tournée Amor Fati 2018.

img_20180312_211201.jpg

Parmi les morceaux interprétés , des titres de l’album Amor Fati, tous sublimes, et des chansons issues du répertoire de Détroit et de Noir Désir, encore plus nombreuses qu’en 2014.

Bertrand Cantat fait, une fois de plus, la démonstration de sa maestria et de sa capacité à dominer la scène, de son potentiel vocal et de sa complicité avec ses musiciens.

C’est sur Amie Nuit que s’ouvre le concert. Introduction jouée dans une pénombre bleutée.

Sur scène, ce titre gagne en puissance, grâce à la batterie de Fred Girard, dialoguant avec les claviers de Bruno Green, le tout dominé par la voix de Cantat.

S’ensuit Amor Fati , titre éponyme de l’album et de la tournée.

Si la version de la Rochelle était encore à perfectionner, date après date elle a gagné en épaisseur, perdant le surplus de rage qui l’habitait, remplacé par une sorte de désenchantement qui la rend magistrale.

C’est juste incroyable de voir, et entendre, la façon dont ce texte est vécu par le public en totale communion avec ce qui se passe sur scène.

Suivent Sa Majesté et Silicon Valley. La première, issue du répertoire de Détroit, est présentée dans une version bien plus intense qu’il y a quatre ans, alors que Silicon Valley donne à Cantat la possibilité de jouer du thérémine, instrument aux sonorités mystérieuses et fascinantes.

Du rock expérimental, mais pas seulement: on trouve aussi des titres très intenses, comme Anthraciteor et Les Pluies Diluviennes et Ange de Désolation , qui gagne en épaisseur par rapport à 2014.

Parmi les morceaux de Noir Désir, À l’envers à l’endroit et l’immanquable Tostaky, très attendu de la part de certains fans et qui apparaît maintenant définitivement acquis par rapport à d’autres morceaux rajoutés cette année, tels que Ici Paris et Lost et , à partir de la deuxième date de Clermont Ferrand, Marlène.

Il convient de rajouter Comme elle vient et Le vent nous portera joyaux des rappels. Instants informels de la soirée avec des imprévus tels que le public du premier rang invité à monter sur scène comme à Dijon.

L’homme pressé fait également partie des rappels. Au Rocher de Palmer et au Krakatoa, les deux dates bordelaises, des cuivres au nombre de 4 se sont joints à l’équipe d’Amor Fati pour une interprétation inoubliable de ce titre.

Mention spéciale pour les autres morceaux d’Amor Fati, J’attendrai et Aujourd’hui ainsi que pour l’Angleterre joué seulement lors des 3 premières dates, très beau et très différent en live.

N’oublions pas les excellentes premières parties choisies pour la tournée :

Elias Dris, avec ses nuances dylaniennes, Gliz, Foray et surtout Belfour, duo original aux textes fulgurants.

Et bien évidemment, Tabula Rasa, qui a chauffé la salle de Rouen avec ses sonorités post punk et qui a su gagner la sympathie du public

Pari gagné pour Cantat, donc. Son talent indubitable et l’amour de son public sont toujours au rendez-vous et ne seront jamais remis en cause.

Versione Italiana

Tournée attesa e dalla genesi complicata quella di Bertrand Cantat, in questo inizio di primavera 2018. Partita da La Sirène de La Rochelle lo scorso primo marzo, ha superato al Krakatoa di Mérignac, sala sita alle porte di Bordeaux, il traguardo del primo mese, in una maniera che non esito a definire trionfale.

Una scommessa vinta quella di Bertrand Cantat, nonostante le immense difficoltà e i dubbi che devono averlo sfiorato, cosi’ come è senza dubbio il caso degli altri musicisti che lo accompagnano: Pascal Humbert, Bruno Green e Nico Boyer già membri dei Détroit, e i fratelli Girard, Laurent e Fred, rispettivamente al basso e alla batteria.

La Rochelle, dicevamo. Prima data della tournée, dominata da una tensione palpabile, nonostante l’eccellente resa delle tracce. Amor Fati, album pubblicato a inizio dicembre, cosi’ come la tournée, ha purtroppo patito una censura implicita (ed esplicita) che non ne ha permesso la recezione che avrebbe meritato presso il grande pubblico. Album allo stesso tempo innovativo, classico e sperimentale, giocato fra luci e ombre, fra rock, pop, rap, elettronica e testi folgoranti come sempre quando si parla di Bertrand Cantat, capace di mettere in musica Nietszche e le Sirene di Ulisse.

Alla Rochelle, malgrado le piccole imperfezioni tipiche della fase di rodaggio, abbiamo avuto un primo assaggio delle infinite potenzialità della setlist pensata per questa tournée targata 2018.

Le nuove tracce da Amor Fati, fra cui la bellissima title track, si alternano a pezzi del repertorio di Détroit e Noir Désir, ancora più che durante il tour del 2014. Bertrand Cantat ci offre una volta di più un saggio della sua assoluta maestria nel tenere la scena, delle sue capacità vocali e della perfetta simbiosi raggiunta con musicisti di altissimo livelli e professionalità.

E’ Amie Nuit ad aprire il concerto. Brano interlocutorio e giocato fra chiaroscuri, su scena gode della folgorante sezione ritmica regalataci dalla batteria di Fred Girard, in dialogo con le tastiere di Bruno Green e impreziosita dalla voce di Cantat che domina incontrastata.

Brano interlocutorio, dicevamo, perchè è Amor Fati a prendere il sopravvento subito dopo. Se la versione di La Rochelle era ancora da perfezionare, data dopo data il brano è cresciuto in spessore, ha perso il surplus di rabbia che lo abitava ed ha assunto il disincanto che lo rende semplicemente magistrale. Ed è incredibile come il testo sia sentito e fatto proprio dalla sala intera, ogni volta in una comunione totale con cio’ che avviene sul palco.

Seguono Silicon Valley e Sa Majesté. Sa Majesté dal repertorio Détroit, in una versione più breve e assai più intensa che quattro anni fa mentre la prima dà a Cantat la possibilità di suonare il Theremine strumento che conferisce al brano sonorità tanto misteriose che affascinanti.

Fra i brani dei Noir Désir presenti in setlist, A l’envers à l’endroit, e immancabile Tostaky, attesissimo da una parte consistente del pubblico ma che risulta un po’ di maniera se paraganato ad altri pezzi inseriti in questa tournée: Ici Paris, Lost, e a partire dalla seconda serata di Clermont Ferrand Marlène. Oltre a Comme elle vient e Le Vent Nous Portera, pezzo forte degli encores e momento informale delle varie serate con imprevisti simpatici quali il pubblico delle prime file invitato sul palco a Dijon.

Oltre al rock e alle sonorità più sperimentali c’è anche spazio per brani più intensi come Anthraciteor e Les Pluies Diluviennes cosi’ come Ange de Desolation che rispetto al 2014 ha assunto spessore e una nuova intensità.

Anche L’homme pressé fa parte degli encores. Fra le date memorabili quelle del Krakatoa e del Rocher de Palmer con l’aggiunta a sorpresa degli ottoni.

Una menzione particolare per gli altri brani da Amor Fati, J’attendrai e Aujourd’hui e l’Angleterre suonata solo nelle primissime date di marzo ma davvero bellissima in versione live.

Eccellenti anche le prime parti scelte per la tournée, Elias Dris, con le sue sonorità dylaniane, i Gliz, Foray ma soprattutto Belfour, un duo originale dai testi folgoranti e i Tabula Rasa che hanno conquistato il pubblico di Rouen con le loro sonorità post punk e la grande simpatia.

Partita vinta per Cantat, nonostante tutto. A dimostrazione che l’immenso talento e l’amore del pubblico non sono e non saranno mai in discussione.

Coeurs & Choeurs - de l'actualité indierock - Mariangela Macocco Mostra tutti

For every evil under the sun, there is a remedy, or there is none, If there be one, try and find it, If there be none, never mind it.

Rispondi

Inserisci i tuoi dati qui sotto o clicca su un'icona per effettuare l'accesso:

Logo WordPress.com

Stai commentando usando il tuo account WordPress.com. Chiudi sessione /  Modifica )

Google photo

Stai commentando usando il tuo account Google. Chiudi sessione /  Modifica )

Foto Twitter

Stai commentando usando il tuo account Twitter. Chiudi sessione /  Modifica )

Foto di Facebook

Stai commentando usando il tuo account Facebook. Chiudi sessione /  Modifica )

Connessione a %s...

Questo sito utilizza Akismet per ridurre lo spam. Scopri come vengono elaborati i dati derivati dai commenti.

%d blogger hanno fatto clic su Mi Piace per questo: